Aïcha Traoré et Fifi Finder au MIA 2023 : Le live dans toute sa splendeur

Le Festival des Meilleurs instrumentistes d’Afrique (MIA) tire à sa fin. Pour son apothéose, le commissariat général a fait confiance à deux grands artistes.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…

www.noocultures.info – Dimanche 03 décembre 2023. Il est 1h 30 du matin sur la somptueuse plage de Fidjrossè, à Cotonou au Bénin. Le Festival des Meilleurs instrumentistes d’Afrique (MIA) tire à sa fin. Pour son apothéose, le commissariat général a fait confiance à deux grands artistes. L’une venue de la Côte d’Ivoire qui s’impose comme la figure montante du live à travers toute l’Afrique (Burkina Faso, Mali, Cameroun, Bénin), Aïcha Traoré ; et l’autre, un vieux briscard des instruments, auteur, compositeur, arrangeur et producteur béninois, Fifi Finder. 

Dans la nuit profonde, Fifi Finder et sa band, reprennent un classique de la musique du pays des amazones, « A mon Noudé houn dou » de l’immense Sagbohan Danialou. Le public est en transe. Les sonorités des instruments et les envolées lyriques du chanteur, soutenues par les chants de la foule montent dans le ciel étoilé. Prenant des allures de prières adressées au créateur des mondes. L’instant est spirituel et le message intemporel : « tout est vanité ». « Les villas ou parcelles, femmes…  tout ce que nous possédons dans la vie ne nous  appartiennent  pas en réalité puisqu’on va abandonner tous ces biens après notre décès », rappelle-t-il.

« Le Hagbè national », rappelle que la richesse ne détermine pas la durée de vie d’un homme sur terre. Son message est sublimé par la musicalité exceptionnelle du virtuose Fifi Finder et ses musiciens. Le pont entre l’ancienne et la nouvelle génération d’artistes du Bénin est ainsi établi et le public n’a fait que s’en délecter. Au-delà, l’offre musicale de la band était diversifiée.

On pouvait être dans un rythme pop music avec Michaël Jackson (Black or White) et bifurquer sur du reggae (Alpha Blondy ; Brigadier Sabari) ou tout simplement revisiter le soukouss avec Awilo Logomba (Carolina). Mais avant le récital de Fifi Finder, Aïcha Traoré avait soumis les spectateurs du MIA. La diva venue d’Abidjan, invitée spéciale, n’avait bénéficié que de deux jours de répétition avec l’orchestre Nova Vision Zik, lauréat de la dernière édition du MIA.

Le résultat était au-delà des attentes. La chanteuse en langue malinké a vu ses refrains être repris par le public béninois. Et comme pour leur rendre la pièce de leur monnaie, elle a exécuté des pas de danse yoruba. Aïcha a cette facilité de pousser ses cordes vocales à des hauteurs insoupçonnées. A Cotonou ce soir, elle a confirmé que le langage de la musique, c’est la qualité de la performance. Et quand elle est bien émise, elle est comprise par tous. Et les ovations de la foule ont corroboré cette idée.

Jour de récompense, la dernière soirée du MIA a vu le sacre de l’orchestre Idzofu du Togo (meilleure composition 100% live) ; et Gbèvi Star, Prix spécial Adépo Yapo des orchestres traditionnels du Bénin. Dans la séquence hommage, Boncana Maïga (Mali) et Fifi Finder (Bénin) ont été honorés pour leurs parcours exceptionnels et leurs contributions pour l’émergence de la musique africaine.

Sanou A., envoyé spécial à Cotonou ©www.noocultures.info

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