« Archipel », spectacle réunissant des danseurs et danseuses du Ballet de Tunis et du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, a été présenté à l’ouverture de la 5è édition des Journées Chorégraphiques de Carthage, le 10 juin dans la capitale tunisienne.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez …
« Archipel » : Célébrer la diversité et nourrir le dialogue
www.noocultures.info – « Archipel », spectacle réunissant des danseurs et danseuses du Ballet de Tunis et du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, co-produit par l’Opéra de Tunis et l’Institut français de Tunisie, a été présenté à l’ouverture de la 5è édition des Journées Chorégraphiques de Carthage, le 10 juin dans la capitale tunisienne.
Tout sur la scène renvoie à la diversité. Des tenues de couleurs vives pour les danseurs et danseuses. Des pas de danse puisés dans la tradition tunisienne et dans la culture française. Des extraits musicaux inspirés du monde. Et surtout, les différents tableaux, parfois simultanés, parfois successifs, mais toujours complémentaires. La trentaine de danseurs et danseuses tunisien.ne.s et français.es a proposé, ce 10 juin à la Cité de la Culture de Tunis en ouverture de la la 5è édition des Journées Chorégraphiques de Carthage, un spectacle célébrant la diversité culturelle.
Parti en 2019 d’une expérience de collaboration entre le Théâtre de l’Opéra de Tunis et des étudiants.es du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, le spectacle « Archipel » a fait du chemin entre Tunis et Paris. Et sa programmation comme spectacle d’ouverture de ce festival qui célèbre les danses du monde, cadre parfaitement avec la thématique de cette édition : la transmission.
En 45 minutes, la chorégraphe française Mathilde Monnier propose un spectacle qui invite au voyage pour la découverte de soi, à travers l’autre. « Archipel » est une succession de scènes où les danseurs interagissent, se découvrent et s’affirment. Parfois regroupés par affinité de pas de danse, parfois par couleur, chaque danseur s’intègre facilement au groupe. Et la multitude de groupuscules qui se forment sur la scène invite également le spectateur à une rétrospection.
Ambition
Le spectacle est aussi un appel au dialogue ; dialogue d’abord avec le corps sur la scène, entre les danseurs.ses qui seuls ou en groupe arrivent toujours à trouver l’harmonie parfaite ; dialogue ensuite entre les danseurs.ses et le public obligé de participer, quoiqu’inconsciemment, au rassemblement et à la dislocation des groupes sur scène.
« Archipel », c’est d’abord une ambition, celle de créer une occasion d’échanges entre les danseurs.ses du conservatoire de Paris et ceux.celles du Ballet de Tunis. « Archipel », c’est ensuite une conviction, celle selon laquelle la diversité des cultures que l’on se trouve d’un côté ou d’un autre de la méditerranée, est une chance. Et les faire se croiser est une opportunité.
« Archipel », c’est enfin un engagement, celui de trois institutions pour promouvoir le dialogue entre les cultures, du nord et du sud. Entre les voyages des danseurs à Paris et à Tunis, chaque étape de la création a été une occasion d’affirmer cette ambition, cette conviction et cet engagement. S’il n’est pas innovant, le projet, qui bénéficie de l’appui financier de l’Institut français de Tunis, propose une nouvelle démarche en prenant en compte la jeune génération de danseurs.ses.
« Ce spectacle nous renvoie indéniablement à la notion de Transmission qui est le fil conducteur de cette édition des Journées Chorégraphiques de Carthage. Il est tout à fait normal qu’il soit le premier spectacle du festival, présenté dès la première soirée » déclare Selim Ben Safia, Directeur artistique du festival.
Eustache AGBOTON, à Tunis ©www.noocultures.info






