Théâtre, danse, marionnettes, contes, musique et cirque sont au programme de la programmation artistique de cette 19è édition, qui se tient jusqu’au 31 octobre prochain, autour du thème « Arts et Liberté ».Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…
Burkina Faso : pour défendre les libertés, des centaines d’artistes mobilisés
www.noocultures.info – Des artistes venus de 17 pays de 3 continents ont assisté, ce 26 octobre 2023 à l’Espace Gambidi, à la cérémonie d’ouverture de la 19e édition du festival international du théâtre et de la marionnette de Ouagadougou / Festival des arts du Burkina Faso (FITMO/FAB).
« Certains, à travers le monde, ont travaillé à développer des armes de destruction massive. Nous, artistes professionnels, nous devons œuvrer, à l’opposé, à développer des arts de construction massive. (…) C’est à cela que le FITMO vous invite ». Sur la Scène Katibié de l’espace culturel Gambidi où se déroulait la cérémonie d’ouverture officielle de la 19è édition du Festival Internationale de Théâtre et de Marionnettes de Ouagadougou / Festival des Arts du Burkina Faso (FITMO/FAB), Dr. Hamadou Mandé concluait ainsi son allocution. Président du festival, il fait partie de trois personnalités invitées au pupitre pour s’adresser au public présent, ce 26 octobre 2023, au premier jour de la manifestation.
Quoique sobre, la soirée de lancement de cette édition était empreinte de solennité. Exécution de l’hymne national du Burkina Faso (le Ditanyè ou Hymne de la victoire), sur des notes du balafon (instrument de percussion idiophone mélodique) et hommage aux victimes civiles et militaires du terrorisme avec une minute d’applaudissements, la situation sécuritaire du pays a évidemment plané sur la cérémonie. D’ailleurs, les différentes allocutions prononcées n’ont pas manqué d’en faire cas.

Kira Claude Guingané, directeur de l’espace Gambidi et directeur administratif du FITMO/FAB ; Dr. Hamadou Mandé et Yacouba BONKOUNGOU représentant du ministre en charge des arts et de la culture, ont tour à tour mis en évidence le caractère résilient de la tenue de cette édition, « dans un contexte national, régional et international marqué par des crises multiformes et multidimensionnelles ». « Nous tenons donc à encourager les organisateurs et à féliciter tous ceux qui contribuent à faire de cette manifestation une réalité », confie le représentant du ministre en charge de la culture.
Arts, liberté et dignité
Théâtre, danse, marionnettes, contes, musique et cirque sont au programme de la programmation artistique de cette 19è édition, qui se tient jusqu’au 31 octobre prochain, autour du thème « Arts et Liberté ». Des spectacles qui abordent, pour la plupart, des thématiques soulignant l’urgence d’une prise de conscience face aux inégalités du monde. Auparavant, le colloque scientifique organisé les 24 et 25 octobre 2023 à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, avait déjà permis aux participants, à travers des panels, de faire des propositions concrètes en vue de contribuer à redonner à l’humanité, sa dignité.
« Le rapport entre art et liberté est un rapport très complexe qui méritait une analyse, qui méritait une réflexion profonde et c’est pour cette raison que nous avons souhaité que les artistes, les intellectuels, le public, les étudiants, tout le monde puisse se pencher sur cette question », justifie Dr. Hamadou Mandé. Le FITMO/FAB devient ainsi, selon Kira Claude Guingané, « un rendez-vous culturel majeur qui rassemble les artistes du monde entier pour partager leurs espoirs, leurs visions et leurs talents »
En mettant en avant la dimension utilitaire de l’art, le FITMO s’est affirmé, depuis sa création en 1989, comme une manifestation culturelle au service des préoccupations sociales du Burkina Faso, de l’Afrique et du monde. Cette 19è édition ne déroge pas à la règle et les artistes, investis de cette mission, se produiront sur les scènes du festival pour conscientiser, à travers leur jeu. Et corriger les mœurs par l’art. Castigat ridendo mores !
Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info






