Cinéma : au Togo, une initiative pour valoriser les productions audiovisuelles francophones

Pour la 3è année consécutive, la « Fête du cinéma francophone de Lomé » (Togo) propose différentes productions audiovisuelles aux populations.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…

www.noocultures.info – Pour la 3è année consécutive, la « Fête du cinéma francophone de Lomé » (Togo) propose différentes productions audiovisuelles aux populations. Cette année, en plus de Lomé, Kpalimè, localité située au sud-ouest du pays, a accueilli une partie des projections.

Quand elle parle de l’étape de Kpalimè de l’édition 2023 de la « Fête du Cinéma Francophone de Lomé », son visage s’illumine. Et les mots qu’elle choisit sont empreints d’émotions. « Les populations ont bravé la pluie et la fraîcheur pour répondre présente aux deux soirées de projections (10 et 11 mars sur l’esplanade de la mairie de Kpalimè et sur le terrain de Kpodji, ndlr). Ils réagissaient à plusieurs scènes. Et à la fin, personne ne voulait rentrer. Ils sont restés pour discuter. C’est très émouvant », se souvient la représentante régionale pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Son Excellence Thi Hoang Mai Tran. A l’affiche à cette étape, des films réalisés à Kpalimè et « Le job idéal » du jeune réalisateur togolais Gilbert Bararmna.

A l’Institut français du Togo à Lomé où s’est tenue la soirée de lancement  de l’étape de la capitale togolaise, le 21 mars 2023, l’engouement était aussi visible avec plus de deux cents personnes présentes. A l’occasion, la représentante régionale pour l’Afrique de l’Ouest, l’Ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau et le représentant du Directeur de Canal+ Togo, ont tour à tour expliqué les raisons de l’institution de cette action et exprimé leur satisfaction quant à la spontanéité avec laquelle les populations ont adopté l’initiative.

Lancée en 2021 conjointement par la représentation régionale pour l’Afrique de l’Ouest de l’OIF et l’Ambassade de France au Togo, la « Fête du cinéma francophone de Lomé » a été initiée pour « présenter, à travers le cinéma, la qualité, la diversité et la force de la créativité francophone.  Art majeur, le cinéma participe pleinement à la construction de notre imaginaire commun et la construction de nos sociétés. La diversité de l’offre cinématographique en fait un média et un médium à très fort potentiel pour raconter et interpréter notre monde, y compris dans ce qu’il a de plus enfoui, complexe et parfois polémique» a indiqué l’Ambassadeur de France au Togo.

Contribuer au développement de l’industrie cinématographique

Augustin Favereau espère ainsi que « cette fête va nous permettre, au-delà des projections aussi diverses que de qualité, de trouver de nouveaux publics, de travailler sur les questions de critique cinématographique, de faire de l’éducation à l’image et au cinéma, de faire se rencontrer lycéens et professionnels ».

C’est tout le sens de l’engagement de l’Organisation Internationale de la Francophonie, a renchéri sa représentante régionale pour l’Afrique de l’Ouest, Son Excellence Thi Hoang Mai Tran. « L’essence de la Francophonie fut d’abord culturelle, à côté de la diversité linguistique et la promotion de la langue française », confie-t-elle. A travers cette fête, ajoute-t-elle, « nous avions souhaité faire se rencontrer les populations togolaises et les films francophones. Cette ambition est demeurée intacte et la participation des cinéphiles à la fête au fil des éditions, nous conforte dans sa pertinence et dans sa justesse ».

Se rapportant au thème de la célébration de cette édition de la journée de la Francophonie, « 321 millions de francophonie, des milliards de contenus culturels », l’Ambassadeure espère voir davantage de professionnels et d’amateurs de cinéma togolais profiter des séances d’échanges avec les invités afin de célébrer la diversité culturelle francophone et de favoriser l’émergence de nouveaux talents et de nouveaux publics. « En soutenant la production cinématographique sur quatre continents, à travers plusieurs mécanismes dont le Fonds Images de la Francophonie, l’OIF est consciente de son rôle dans le développement de l’industrie audiovisuelle et s’engage à rendre ces contenus accessibles au grand public, même en ligne » a affirmé Son Excellence Thi Hoang Mai Tran

Pour cette édition, au nombre de la dizaine de films programmés, quatre ont été soutenus par l’OIF, et « représente la diversité de la production francophone ». « Le loup d’Or de Balolé » de Chloé Aïcha Boro (Burkina Faso), « Les trois lascars » de Boubakar Diallo (Burkina Faso), « Saloum » de Jean Luc Herbulot (France, République du Congo) mais aussi « Tirailleurs » dont le réalisateur Mathieu Vadepied (France) fait partie des professionnels invités à Lomé pour cette 3è édition.

Eustache AGBOTON (envoyé spécial à Lomé) ©www.noocultures.info

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