Date limite | 10 juin 2023 Le thème de l’année 2023 de l’Union africaine est « Accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ». La Zone de libre-échange continentale africaine est un accord qui institue un marché continental unique pour les marchandises (article 3), qui sera créé à …
Circulation des artistes et de leurs œuvres en Afrique de l’Ouest : avis de recrutement d’un consultant pour une étude
Date limite | 10 juin 2023
Le thème de l’année 2023 de l’Union africaine est « Accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ». La Zone de libre-échange continentale africaine est un accord qui institue un marché continental unique pour les marchandises (article 3), qui sera créé à travers l’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires au commerce des marchandises (article 4).
L’objectif principal de la ZLECAf est donc de créer un marché unique entre les Etats membres de l’Union africaine pour les marchandises et les services facilité par la circulation des personnes afin d’approfondir l’intégration économique du continent africain et conformément la vision panafricaine d’une « Afrique intégrée, prospère et pacifique » telle qu’énoncée dans l’Agenda 2063.
Au-delà de la libéralisation des biens et des services ou de la libre circulation des personnes physiques et des capitaux, la ZLECAf jette les bases d’une union douanière continentale, favorise le développement industriel et résout les questions qui entravent les processus d’intégration régionale et continentale. Dans le cadre de la création d’un marché libéralisé non discriminatoire (circulation des marchandises en franchise de droits et de contingents), le commerce des biens et des services est pris en compte.
En ce qui concerne le commerce des marchandises, le processus impliquera l’élimination progressive des droits d’importation et d’exportation, des restrictions quantitatives, des barrières non tarifaires et des droits de douane. En ce qui concerne le commerce des services, la priorité sera accordée aux cinq secteurs suivants : services aux entreprises et services professionnels, services de communication, services financiers, services touristiques et transports selon le classement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
La libéralisation des services sera effectuée à travers quatre modes de fourniture, à savoir la fourniture transfrontalière, la consommation à l’étranger, la présence commerciale et le mouvement des personnes physiques. Comme le prévoit la ZLECAf, la libéralisation du commerce offrira des possibilités de libre circulation des biens et des services.
Comme on peut le constater les acteurs culturels tels que les artistes et leurs œuvres sont aussi concernés par la mise en œuvre de la ZLECAf et la libre circulation des personnes et des biens. Cette libre circulation des personnes, le droit de séjour et le droit d’établissement dans les Etats membres de l’Union Africaine s’inspirent des principes qui guident l’organisation et qui sont visés à l’article 4 de l’Acte constitutif. Cela ramène à la non-discrimination, au respect des lois et politiques et à la transparence dans le traitement des individus. Plus spécifiquement, il s’agit de n’exercer aucune discrimination à l’égard des ressortissants d’autres Etats membres entrant, résidant ou établis sur un territoire, fondée sur la nationalité, la race, l’appartenance ethnique, la couleur de la peau, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou toute autre opinion, l’origine nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation en vertu de l’article 2 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Or, nous savons que la discrimination est souvent alimentée par des préjugés et des stéréotypes basés sur des croyances et des perceptions qui ont souvent une relation étroite avec la culture. Celle-ci est un concept complexe qui désigne un ensemble de connaissances, croyances, coutumes, valeurs, normes, pratiques et modes de vie partagés par un groupe ou une société. Dès lors, on ne pourra pas traiter de la circulation des personnes sans se pencher sur ce qui pourrait être les écueils interculturels pouvant ralentir sa fluidité.
C’est eu égard à tout cela que le Centre d’Etudes Linguistiques et Historiques par la Tradition Orale (CELHTO), bureau spécialisé de la Commission de l’Union Africaine basé à Niamey au Niger, initie cette étude aux fins d’identifier les défis linguistiques et interculturels de la circulation des artistes et de leurs œuvres en Afrique de l’Ouest1 pour un apport optimal des produits artistiques à l’essor de l’économie du continent dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
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