Coupe du Monde de Slam 2024 : des journalistes édifiés sur la discipline

Un atelier de formation a réuni du 14 au 16 novembre 2024, à Lomé au Togo, des journalistes culturels togolais pour un renforcement des capacités autour du slam. Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…

www.noocultures.info – Au Togo, la troisième édition de la Coupe du Monde de Slam lancée le 13 novembre 2024 à Lomé et axée sur le thème : «Professionnalisation de la scène mondiale de slam au Togo», a connu son apothéose le 16 novembre 2024 avec la victoire de l’américain Chev (Chevan Guthrie). Pour accompagner cette initiative, un atelier de formation a réuni du 14 au 16 novembre 2024,des journalistes culturels togolais pour un renforcement des capacités.

« La discipline artistique du slam ». C’est le thème que porte cet atelier de formation des journalistes culturels qui ont été sélectionnés après un appel a candidature lancé depuis le 1er novembre 2024. Ce programme de renforcement des compétences vise à armer les journalistes avec des outils et une connaissance approfondie du slam. La première journée, tenue le 14 novembre, a été marquée par l’intervention de Menteur Ambulant, slameur de renom et délégué de la Coupe du Monde de Slam au Togo. Son exposé s’est concentré sur l’historique de cette discipline, en retraçant ses origines internationales, avant d’aborder l’histoire du slam au Togo. «À l’origine, il s’agissait d’un mouvement visant à démocratiser la poésie, en se libérant des codes académiques pour mieux toucher un large public. Ce style a rapidement séduit un public mondial par son accessibilité et sa capacité à aborder des thèmes sociaux et politiques» a expliqué le slameur Menteur ambulant.

En évoquant la scène togolaise, il a souligné le rôle des pionniers dans la diffusion de cette forme d’art au Togo. Au tournant des années 2000, les premières scènes slamées prennent vie dans le pays grâce à des figures inspirées par l’international. «Des slameurs comme Yao Kossi ou encore le collectif « Togo Slam Connexion » donnent naissance à une culture urbaine locale. En organisant des scènes ouvertes et des ateliers, ils ancrent le slam dans la jeunesse togolaise. Dès années plus tard, il y’a eu calebasse challenges et championnat patriotique du slam initiative du slameur Kaporal wisdom», s‘est-il réjouit.

L’atelier a également mis l’accent sur le l’apport important des journalistes dans la promotion et la professionnalisation de cette discipline en Afrique. Pour Menteur Ambulant, «le journaliste est un vecteur essentiel entre le slameur et le grand public. Il encourage les participants à développer leur rôle au-delà de simples critiques de performances, en devenant des relais de la diversité culturelle portée par les slameurs.» Ainsi, les journalistes sont invités à raconter des histoires et à créer une immersion qui permet de mieux saisir l’essence de chaque performance.

Francis AKOVI ©www.noocultures.info

Restez au courant de nospublications et opportunités.

Abonnez-vous
à la newsletter

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *