Les rencontres professionnelles de la 13è édition du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA) ont démarré le 14 avril dernier dans la capitale économique ivoirienne, avec un premier panel sur la jeunesse, l’innovation et l’entrepreneuriat dans les ICC.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans …
Industries culturelles et créatives : à Abidjan, réflexion autour de l’autonomisation des jeunes
Les rencontres professionnelles de la 13è édition du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA) ont démarré le 14 avril dernier dans la capitale économique ivoirienne, avec un premier panel sur la jeunesse, l’innovation et l’entrepreneuriat dans les ICC.
Mettre en évidence les stratégies permettant à la jeunesse de s’autonomiser à travers l’innovation dans les Industries Culturelles et Créatives (ICC). Durant plus d’une heure, le premier panel des rencontres professionnelles du MASA a permis d’explorer les enjeux pour la jeunesse d’entreprendre dans les ICC.
En effet, les ICC ont un potentiel économique significatif, selon l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) rendant importante la participation citoyenne à la culture. Ce qui représente un facteur de cohésion sociale et d’intégration au sein de la société. Il s’agit là aussi d’un facteur parmi tant d’autres qui ont été prises en considération par l’Agence Française de Développement (AFD) afin de financer les Industries Culturelles et Créatives dans plusieurs pays tant en Afrique que dans le monde. « Nos axes d’interventions sont le financement des infrastructures, la formation professionnelle de l’ensemble des acteurs et du politique public », a confié Gaëlle Mareuge, de la Division lien social Industries Culturelles et Créatives à l’AFD.
À travers ces financements, l’agence vise à favoriser l’accès aux infrastructures et équipements artistiques. Ce qui peut stimuler la création et faciliter l’attractivité des territoires en valorisant le patrimoine culturel. Pour y arriver, il urge que les jeunes aient accès aux formations professionnelles afin de structurer leur création. « Aujourd’hui, le développement du numérique est indispensable dans le secteur des arts et de la culture. Il urge donc de trouver des solutions novatrices afin de gagner les marchés. Mais au cœur, c’est la structuration, la professionnalisation de l’activité », a souligné Herman Cheick Sallah Nicoue, représentant de l’Agence Emploi Jeunes de la Côte d’Ivoire.
« La plupart des gens dans notre milieu ne sont pas structurés, non pas d’existence légale. L’une des grandes difficultés que nous avons c’est de produire des chiffres », a fait remarquer Kajeem, artiste ivoirien. Pour ce dernier, il y a également un besoin criard en formation. « Nous parlons de digitalisation des œuvres artistiques. Mais combien savent-ils ce qu’il faut faire pour bénéficier des avantages des outils de la nouvelle technologie ? Nos jeunes n’ont pas les bases nécessaires pour comprendre cette industrie », interroge-t-il.
Les artistes, fait-il comprendre, ont un devoir de transmission, « et c’est ce que nous essayons de faire pour la mise en œuvre des projet ». Il faut donc que les artistes et acteurs travaillent pour favoriser le financement dans le secteur. Ainsi, le politique peut-il mettre en place des modèles d’accompagnement. Des fonds peuvent être alloués pour faciliter l’accroissement et le professionnalisme des créations artistiques.
Pour y arriver, le modèle ne peut qu’être le même à travers la formation. Pour cela, il n’y a pas que les artistes, mais tout l’écosystème. « Un manager doit être en complicité avec son artiste et non être contre ce dernier. S’il y a un conflit, c’est qu’un des deux n’a pas compris ce qu’il a à faire », a martelé Herman Cheick Sallah Nicoue. Il faut donc que les acteurs arrivent à développer la capacité de faire le show et le business alors que « ce qui se remarque, pour le moment est qu’il y a trop de show et moins de business ».
Par Julien Tohoundjo (Collaboration), envoyé spécial à Abidjan©www.noocultures.info






