Ainsi après avoir fait l’état des lieux, en 2022, du nouvel écosystème de la musique africaine avec la place des acteurs, les métiers et les outils, les REMA s’interrogent cette année la « Diversité artistique et découvrabilité au cœur de la création musicale », thématique de cette 6è édition.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une …
Industries musicales en Afrique : les rencontres de Ouagadougou s’engagent pour la découvrabilité, dans la diversité
www.noocultures.info – A travers leur sixième édition prévue du 19 au 21 octobre prochain dans la capitale burkinabè, les Rencontres Musicales Africaines entendent confirmer leur positionnement en tant que hub pour la professionnalisation de l’industrie musicale sur le continent. Avec le digital comme allié, plus que jamais.
Alif Naaba, artiste musicien burkinabè, président de la Cour du Naaba, la structure initiatrice des Rencontres musicales africaines (REMA) dont il est par ailleurs le directeur artistique, n’en démord pas. Que ce soit dans les rencontres avec les partenaires, ou encore lors de la conférence de presse de lancement de la 6e édition de son initiative, ce 15 septembre 2023 à Ouagadougou, pour lui « la diversité est une force » et le digital, « une opportunité ». Et cette nouvelle édition des REMA prévue du 19 au 21 octobre 2023 à Ouagadougou renforce davantage cette conviction et confirme la volonté des organisateurs d’être un interlocuteur incontournable, « pour tous ces jeunes talents qui méritent d’être découverts ».
Ainsi après avoir fait l’état des lieux, en 2022, du nouvel écosystème de la musique africaine avec la place des acteurs, les métiers et les outils, les REMA interrogent cette année la « Diversité artistique et découvrabilité au cœur de la création musicale », thématique de cette 6è édition. Et cela se justifie, à en croire le promoteur des Rencontres. « Nous sommes convaincus que la diversité est une force. Lorsque des artistes de différents horizons se réunissent, ils créent une symphonie de voix et de cultures qui transcende les frontières. En même temps, nous voulons aider ces talents à être découverts, à trouver leur public dans le vaste paysage musical mondial », indique Noura Mohamed Kaboré, plus connu sous le nom d’artiste Alif Naaba, en conférence de presse.

De fait, la thématique de cette édition reflète l’essence même de cette manifestation. Les organisateurs souhaitent en effet encourager la créativité sans limites et la capacité à se faire découvrir dans un monde de plus en plus connecté. Les artistes africains sont non seulement diversifiés dans leurs origines, leurs styles musicaux et leurs langues, mais aussi dans la manière dont ils se font connaître à l’échelle mondiale.
Et pour les y accompagner, quatre panels sont prévus et aborderont des sujets cruciaux tels que la gestion des droits d’auteur, l’impact des plateformes de streaming sur la musique africaine et l’évolution des tendances musicales sur le continent. Ces discussions favoriseront un échange d’idées essentiel pour l’industrie musicale africaine en pleine croissance.
La 6è édition des REMA propose également des formations en lien avec la professionnalisation et la structuration de l’industrie culturelle : « data analyst », « beatmaking », « production » mais aussi « rédacteur online et podcaster » et la phase pratique de l’atelier « community management ». Organisé en partenariat avec l’Association Nord Ouest Cultures, NO’OCULTURES, l’atelier d’initiation à la production de podcasts à l’endroit d’une dizaine de créateurs de contenus culturels africains permettra d’e familiariser les bénéficiaires à l’usage de ce nouveau médium de plus en plus prisé. Quant à l’atelier « community management », il fait suite à un projet de renforcement de capacités des chargés de communication digitale initié depuis la dernière édition. Pour cette édition, chaque participant sera chargé de suivre personnellement un des artistes programmés et assurer sa communication digitale.
Outre les panels et les formations, la 6è édition connaîtra des showcases, un concert géant ainsi que d’autres activités qui seront déployés à Bravia hôtel, à Shamar Empire, au pied du monument des Martyrs, sur les campus de l’Université de l’unité africaine (UA) ex IAM, à Canal Olympia ainsi qu’à l’Institut Goethe de Ouagadougou.
La Rédaction ©www.noocultures.info






