Avec la signature d’une convention de management avec la Fondation Aïcha Inc. le 23 mai 2024, le ministère en charge de la culture et l’État guinéen actent officiellement la relance artistique et culturelle des ballets africains de Guinée.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une …
La Guinée entérine la renaissance des Ballets Africains
www.noocultures.info – Signée le 23 mai dernier à Conakry, une convention entre le ministère en charge de la culture de la Guinée et la Fondation Aïcha Inc. permettra au mythique groupe Les Balles Africains de reprendre les tournées à l’international après presque deux décennies d’absence.
Habitués aux plus prestigieuses scènes du monde, « Les Ballets Africains de la Guinée » a eu le temps de se faire oublier du public. Mais pas totalement. Il y a presque 10 ans, plusieurs médias avaient fait des focus sur le devenir de cette troupe créée en 1948 à Paris par le poète guinéen Fodéba Keïta, son compatriote guitariste Facelli Kanté et le chanteur camerounais Albert Mouangue, sous le nom d’Ensemble Fodéba-Facelli-Mouangué.
Cette exposition médiatique mettait déjà en avant la léthargie dans laquelle sombrait le groupe mis à la disposition de la Guinée d’Ahmed Sékou Touré alors nouvellement indépendante, en 1958 et rebaptisé « Les Ballets Africains de la République de Guinée ». S’ils se sentent délaissés, à raison, et vieillissant, les membres interrogés ont indiqué que le groupe continuait de se réunir, de répéter et de former les nouveaux membres adhérents, « sans aucune aide de l’État » confiait Mariama Touré, danseuse des Ballets depuis 1976, à la VOA dans un article paru en septembre 2016.
Environ 8 ans après, l’espoir est de mise pour cette mythique troupe dont la dernière prestation à l’étranger remonte à 2010, en Chine. Avec la signature d’une convention de management avec la Fondation Aïcha Inc. le 23 mai 2024, le ministère en charge de la culture et l’État guinéen actent officiellement la relance artistique et culturelle des ballets africains de Guinée. D’une durée de 10 ans, l’accord établit les modalités de gestion et de commercialisation des spectacles et produits artistiques des Ballets Africains. Il inclut une période de promotion de deux ans à compter de sa signature.
Identité culturelle
« Pendant 10 ans, nous allons nous occuper des Ballets africains de Guinée, dans leur carrière artistique et s’en suivront les autres groupes. Nous le faisons pour faire revenir la Guinée sur la scène internationale » confie Alpha Oumar Keïta, représentant de la Fondation Aicha Inc. en Guinée qui ne cache pas ainsi son enthousiasme pour cet accord. Tout comme Mama Nana Cissé, représentante et membre des Ballets africains de Guinée qui se souvient que « par le passé, partout où les Ballets africains faisaient le spectacle, les gens nous admiraient et avaient envie de venir en Guinée ». Pour elle, « cette convention vient encore réveiller les Ballets africains pour vendre l’image culturelle et artistique du pays à l’étranger ».

C’est l’objectif de l’État guinéen a indiqué le ministre guinéen en charge de la culture, Moussa Moïse Sylla pour qui la signature de cet accord « vise à renforcer l’identité culturelle du pays, rassembler la population et promouvoir la culture guinéenne à l’international. Les avantages incluent le renforcement de l’identité culturelle, la relance de la culture guinéenne à l’échelle internationale et la promotion du tourisme culturel en Guinée. Cet accord ouvre la voie à un renouveau culturel, mettant en avant les Ballets Africains comme vecteurs de l’identité culturelle guinéenne. » Dans cet optique, d’autres conventions seront signées dans les prochaines semaines en faveur d’autres groupes artistiques guinéens, selon le ministre.
Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info






