Monia ADJOHOUN (Monique ADJOHOUN à l’état civil) est une musicienne, choriste, interprète et choriste d’origine togolaise établie au Burkina Faso.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…
Monia ADJOHOUN aux REMA 2023 : « un grand honneur » et « un défi à relever »
Monia ADJOHOUN (Monique ADJOHOUN à l’état civil) est une musicienne, choriste, interprète et choriste d’origine togolaise établie au Burkina Faso. Sélectionnée pour les showcases de la 6è édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA), elle se dit honorée de profiter de cette opportunité.
www.noocultures.info : Le public, on se rappelle, vous a découverte, après votre sacre en 2008 au concours de chant « Faso Académie ». Aujourd’hui, vous avez un album à votre actif. Comment avez-vous construit votre carrière ?
Monia ADJOHOUN : Effectivement, mon parcours a véritablement débuté en 2008, à cette occasion. C’est ainsi que commence un long voyage rempli d’expériences aux côtés des grands noms de la musique burkinabè en tant que choriste, ce que je continue toujours pour grandir vocalement, professionnellement et personnellement.
10 ans après, en 2018, j’ai sorti mon premier single intitulé Koumabaya et d’autres chansons comme Mousso ont suivi. En 2021, j’ai sorti mon premier album intitulé Tilé bôra. Un album de 8 titres qui parle d’espoir, de la femme battante, de la paix, de la vie en générale.
Plus récemment, en février 2022, j’ai accompagné en tant que choriste Mamadou Diabaté en Autriche pour la tournée de son nouvel album et en septembre, grâce à lui, j’ai eu le privilège de présenter aussi mon album à travers un concert.
Comment définiriez-vous votre style musical ?
Mon style de musique, c’est la World music, plus précisément une fusion entre musique traditionnelle togolaise et la musique traditionnelle Burkinabé, pour donner une certaine singularité à mes chansons.
Justement en tant qu’artiste d’origine togolaise établie au Burkina Faso, comment votre héritage culturel se reflète-t-il dans votre musique ?
Dans presque toutes mes chansons, je parle le Mina, un dialecte du sud du Togo, mais vous y trouverez également le Moore et le Dioula. Je dirai donc que c’est d’abord un héritage linguistique, et ensuite viennent les rythmes. Il y a certaines de mes chansons qui sont la fusion des rythmes togolais et burkinabé. Par exemple, le titre Kamélé Saramani est un condensé des rythmes Peul du Burkina Faso et du Kamou du nord du Togo, sans oublier les danses Warba du Burkina et Agbadja du Togo qui sont aussi mise en exergue.
Vous êtes sélectionnée pour les showcases des REMA. Que représente pour vous cette sélection ?
C’est un grand honneur pour moi. Cela me permettra de présenter en même temps ma musique, en représentant le Burkina Faso et le Togo. C’est aussi une grande pression pour moi parce qu’il y a un défi à relever. C’est pourquoi avec mes musiciens, nous préparons un spectacle inédit pour le plaisir de tout le public des REMA.
Propos recueillis par Kossivi Francis AKOVI (Collaboration) ©www.noocultures.info






