Partiellement ouvert, le Grand Egyptian Museum redéfinit la mémoire pharaonique

L’Égypte entend affirmer sa centralité dans l’histoire des civilisations.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…

www.noocultures.info – Alors que son inauguration officielle était attendue pour juillet 2025, le Grand Egyptian Museum (GEM) ne sera finalement ouvert dans son intégralité qu’à la fin de l’année ou en 2026. Présenté comme le plus vaste du monde consacré à une seule civilisation, le musée est néanmoins partiellement accessible au public depuis fin 2023.

Le Grand Egyptian Museum est en chantier depuis 2005, mais son histoire remonte à 2002, année du lancement du projet par le gouvernement égyptien, avec le soutien de l’UNESCO. Installé à Gizeh, à deux kilomètres du plateau des pyramides, le musée ambitionne de devenir le plus grand espace au monde consacré à une seule civilisation.

Depuis fin 2023, les visiteurs peuvent accéder au Grand Hall, à la monumentale statue de Ramsès II, à la grande rampe d’exposition, et à une douzaine de galeries permanentes. Une partie du trésor de Toutânkhamon est déjà visible. Mais l’ouverture totale, qui devait consacrer l’ensemble du parcours muséal, reste en suspens. Le gouvernement égyptien souhaite une inauguration internationale à forte portée symbolique, ce qui explique les ajustements successifs du calendrier.

Un musée stratégique au service du rayonnement égyptien

Pensé comme un levier culturel et touristique majeur, le GEM représente plus qu’un musée. D’un coût total estimé à plus de 1,3 milliard de dollars, financé en partie par un prêt japonais, il accueille également des laboratoires de conservation, un musée pour enfants, des espaces de conférence, des boutiques et des installations pédagogiques.

À travers le GEM, l’Égypte entend affirmer sa centralité dans l’histoire des civilisations, tout en s’inscrivant dans les dynamiques contemporaines du soft power culturel. Ce projet s’impose déjà comme l’un des plus ambitieux du continent africain, et suscite une attente considérable auprès des chercheurs, des touristes et des professionnels du patrimoine à travers le monde.

Si la date d’inauguration complète reste floue, le Grand Egyptian Museum redéfinit déjà les contours de la mémoire pharaonique, non plus comme une relique du passé, mais comme un enjeu stratégique d’aujourd’hui.

Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info

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