Une reconnaissance culturelle et spirituelle. Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…
Patrimoine mondial : deux nouveaux sites africains inscrits par l’UNESCO

www.noocultures.info – L’Afrique enrichit sa présence sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO avec deux nouveaux sites culturels, reconnus ce 11 juillet 2025. Il s’agit du site archéologique de Diy-Gid-Biy au Cameroun et de la chaîne du mont Mulanje au Malawi.
Situé dans la région des monts Mandara, au nord du Cameroun, le site de Diy-Gid-Biy se distingue par ses constructions en pierre sèche, ses terrasses agricoles et ses espaces rituels. Témoignage de pratiques ancestrales d’aménagement du territoire, il couvre environ 25 kilomètres et illustre l’interdépendance entre spiritualité, organisation sociale et maîtrise du paysage. Les vestiges, datant probablement du XIIᵉ au XVIIᵉ siècle, traduisent une longue tradition de coexistence harmonieuse entre habitat, environnement et sacré.
Au Malawi, c’est la majestueuse chaîne de montagnes de Mulanje qui a été inscrite. Haut lieu de biodiversité, mais aussi de croyances vivantes, le mont Mulanje est un site sacré pour de nombreuses communautés locales. Il abrite notamment le cèdre de Mulanje, espèce endémique emblématique du pays. L’UNESCO a salué la valeur écologique et culturelle exceptionnelle du massif, devenu un symbole de préservation, d’identité et de transmission.
Une dynamique croissante pour le continent
Avec ces deux nouvelles inscriptions, l’Afrique subsaharienne compte désormais 110 sites classés sur la Liste du patrimoine mondial, contre 93 en 2018. Cette progression résulte des efforts conjoints de plusieurs pays africains et du soutien de l’UNESCO pour corriger les déséquilibres géographiques dans la reconnaissance patrimoniale mondiale.
L’Organisation encourage également les États à renforcer les capacités de conservation et à inscrire davantage de sites représentatifs de leur diversité culturelle. Ces ajouts sont aussi l’occasion de favoriser la recherche, de stimuler le tourisme responsable, et de sensibiliser les jeunes générations à la valeur du patrimoine immatériel et environnemental.
Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info







