Théâtre : à Rimkiéta, une vingtaine de jeunes découvrent les planches

BURKINA FASO - Écoles ou lieux publics, les bénéficiaires de ce projet sillonnent les rues de Rimkieta, un quartier populaire de Ouagadougou pour présenter le fruit des différents modules de l’art théâtral reçu au cours de leur formation. Ce 30 novembre 2022, ils étaient au marché de Nonsin. Reportage.   Ce 30 novembre, au marché de …

BURKINA FASO – Écoles ou lieux publics, les bénéficiaires de ce projet sillonnent les rues de Rimkieta, un quartier populaire de Ouagadougou pour présenter le fruit des différents modules de l’art théâtral reçu au cours de leur formation. Ce 30 novembre 2022, ils étaient au marché de Nonsin. Reportage.  

Ce 30 novembre, au marché de Nonsin, en début de matinée, les premiers occupants du marché s’installent. A l’aide d’un haut parleur et de la musique, les organisateurs interpellent les passants. Peu à peu, ceux-ci s’arrêtent et le spectacle peu alors commencer. Cependant, un subit changement survient en plein sketch. Ayant débuté en français, les comédiens changent de langue (Morée) pour adapté leur production au milieu. Et le résultat est là. Ces jeunes, pour leur première scène ont drainé des spectateurs et de plus en plus de personne marquait un arrêt pour voir.

Cette création de sensibilisation autour de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la paix est un mélange de thématique de la société actuelle. Le mariage inter ethnique aux conflits intercommunautaires, la dépigmentation et le manque de dialogue sont autant de sujet qui sont abordés à travers paroles, geste et chants. La chaine « formation-création-diffusion » visée par les initiateurs est donc atteinte.

A l’école du théâtre

Étant à leur premier pas dans le domaine du théâtre, ces 10 jeunes filles et 10 garçons ont été outillés un mois durant au déplacement scénique, jeux d’acteurs, lecture des textes et les technique de diction, ainsi que  les techniques d’improvisation et d’imagination notamment dans la réalisation des sketchs. « Comme on a l’habitude de dire que l’art est un outil de développement durable, nous avions pensé à développer ce projet pour les outiller dans la pratique du théâtre et ainsi leur permettre d’intégrer des troupes  plus professionnelles, ou accroitre leurs compétences et en faire peut-être un métier » justifie Inoussa Taoko, coordinateur du projet.  Il ajoute que « ce quartier (Rimkieta, ndlr) nous a vue naitre et nous voulons apporter notre contribution à cette jeunesse qui souffre plus de la situation sécuritaire actuelle ».

Pour les participants, un nouveau chemin se trace et ouvre la porte à d’autres opportunités. Drabo Mariam, restauratrice ne regrette pas d’avoir pris part à cette formation qui lui a permis, « d’apprendre et de faire ce qu’elle ne voyait seulement qu’à la télé ou en spectacle ». Quant à Abdou Sinon, il envisage déjà de se lancer en théâtre.

Au regard de leur performance, Inoussa Taoko avoue être « surpris par les différents talents que nous avons constatés. Si ce projet n’avait pas été initié, c’est sûr que beaucoup de ces jeunes allaient laisser leur talent mourir en eux ». Il se dit aussi satisfait de l’adhésion des populations car pour lui, « le théâtre, c’est un art social » et espère que « les échanges continuent au sein de la population pour que le message puisse perdurer dans le temps et dans l’espace ».

Intitulé «Donner un sens à leurs vies », ce projet d’initiation au Théâtre est une initiative de l’association Gondane pour la Promotion Socio-culturelle,  cofinancé par le Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) avec l’appui de la Coopération Suisse au Burkina Faso.

Yaya TRAORE (Stagiaire) ©www.noocultures.info

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