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« Togo Stories » : former la jeune garde pour conquérir les écrans

www.noocultures.info – Portée par l’Association des femmes du cinéma et de l’audiovisuel du Togo (AFECIAT), l’initiative « Togo Stories » a été officiellement lancée ce 13 mars 2026 à Lomé, au Togo. Ce projet de résidence d’écriture et de production, soutenu par Canal+ University et l’Agence Française de Développement (AFD), ambitionne de structurer la création locale pour l’imposer sur l’échiquier international, avec le FESPACO 2027 en ligne de mire.
Pour Lelly Kossa Anite-Gbouhi, présidente de l’AFECIAT, le point de départ est simple. Le Togo a des histoires à raconter. Ce qui manque, c’est l’outillage pour les faire voyager. « Togo Stories » part de ce constat et propose d’y répondre par la formation, l’encadrement et la mise aux normes d’une industrie qui cherche son second souffle.
La première phase s’est déroulée sous forme de résidence immersive, où écriture scénaristique et stratégie de production ont été travaillées en parallèle. Les jeunes sélectionnés ont été encadrés par des professionnels aguerris, notamment Madie Foltek et Rabah Goudjil pour le scénario, et Angèele Diabang et Marcellin Bossou pour la production. L’exercice n’était pas théorique. Il s’agissait d’affiner les projets, de consolider les plans de financement et d’apprendre à pitcher. Au terme de ce processus, cinq courts métrages ont été retenus pour la production.
Le calendrier est désormais fixé. Les tournages sont prévus entre juillet et août dans la région de Lomé, suivis d’une post-production jusqu’en novembre et d’avant-premières avant la fin de l’année. La route vers les festivals internationaux est tracée.
L’argent local, le vrai test
C’est là que le projet entre dans sa phase la plus délicate. Les soutiens extérieurs ont permis de lancer la machine, mais la question du relais financier national reste entière. Lors du lancement, la réalisatrice sénégalaise Angele Diabang a interpellé sans détour l’État et le secteur privé togolais, rappelant que le cinéma doit être perçu comme un vecteur de rayonnement et non comme une dépense accessoire. L’appel est lancé. La réponse dira beaucoup sur la maturité de l’écosystème local.
Car au fond, « Togo Stories » ne se joue pas seulement sur la qualité des films qui en sortiront. Il se joue sur la capacité du pays à prendre le relais et à faire de cette initiative le début d’une transmission durable entre générations, condition réelle d’une souveraineté cinématographique togolaise.
Mariam SAGNON ©www.noocultures.info







