Zinder, une jeunesse emprisonnée entre violences et amertume

  L’espace culturel Gambidi a projeté le ce jeudi 13 avril 2023 le film documentaire Zinder de la réalisatrice nigérienne Aicha  Macky. Dans cette œuvre elle met met à nu les souffrances auxquelles font face  les populations du quartier Kara Kara de la ville de Zinder.  En collaboration avec le Goethe Institut, la projection se …

 

L’espace culturel Gambidi a projeté le ce jeudi 13 avril 2023 le film documentaire Zinder de la réalisatrice nigérienne Aicha  Macky. Dans cette œuvre elle met met à nu les souffrances auxquelles font face  les populations du quartier Kara Kara de la ville de Zinder.  En collaboration avec le Goethe Institut, la projection se tient dans le cadre du Ciné palabre qui se tient chaque 2e jeudi du mois.

 

Chômage, pauvreté, violence, banditisme, prostitution tant de maux auxquels font face les habitants de Kara Kara de la ville de Zinder. Zinder, dont le film porte le nom est un film documentaire qui peint le vécu de la jeunesse de Kara Kara au Niger issue des familles défavorisées ou vulnérables. Aicha  Macky qui n’est autre que la réalisatrice de ce chef-d’œuvre a eu la belle audace de plonger fidèlement dans le parcours d’une société en parfaite mutation mais toujours rattachée à certaines valeurs sociales et religieuses qui fondent son univers. Sont délaissés à eux même, à leur propre sort, les habitants de ce quartier. Un melting pot qui jadis était un quartier abandonné et stigmatisé, où sévit le « Palais », un fourre-tout où seuls les plus courageux et les plus chanceux pourraient en sortir.

Kara Kara, la ville de tous les dangers

‘’Le Palais’’ est sûrement ce cadre où se côtoient la frustration, le rejet, l’indifférence, l’incivisme, l’insouciance somme toute chose qui révolte la jeunesse enfermée dans l’ignorance accélérée et dans l’oisiveté profonde. La seule issue semble être la violence exacerbée par les conditions de vie amères et précaires. Bagarres entre gangs, meurtres de filles de joies, bastonnades, c’est la réalité dans laquelle vivent quotidiennement, ces jeunes hommes et femmes. Certains comme Ramssess brave les douaniers et les routes qui tuent dans la contrebande de l’essence à la place du vol, de l’immigration ou du trafic pour assurer le minimum vital de la famille. Afin de pouvoir survivre dans cette jungle, ils s’adonnaient au grand banditisme et à plusieurs autres débauches qui ont conduit plus d’un en prison. Et dans cet univers carcéral qui est aussi un autre monde à part il est plus nécessaire de corriger et non réprimander. Cette frange de la population qui est modeste est réduite à des moins que rien et ne sont traités comme des humains dans la société, encore moins dans ces milieux correctionnels. Ils sont battus, marginalisés et y restent sans avoir de jugement. Les acteurs de ce film documentaire ont su incarner parfaitement les personnages et ont su toucher le cœur de plus d’un.

L’espoir renait

Siniye, celui là même qui encourageait ses camarades à se battre convenablement pour réussir leur vie se rendait quotidiennement à la maison d’arrêt et de correction pour encourager  ses amis qui y ont été incarcérés. Et c’est dans l’espoir d’une vie nouvelle qu’ils comptent mettre en place un service de gardiennage qui sera géré, et par ceux qui sont en liberté, et par ses camarades encellulés.

Zinder devait servir d’un déclic pour plus de justice sociale., Stigmatiser ou rejeter l’autre à cause de sa condition socio-économique, psychologique, ou pour toute autre raison conduira toujours à un problème qui se répandra comme une trainée de poudre au-delà de ces quartiers jusqu’aux familles des plus nantis.

Avec un peu de courage et de volonté, cette jeunesse peut faire des miracles et changer ne ce reste que l’avenir de leurs enfants en leur assurant l’éducation, l’école…

Apprécié de tous, ce film est à revoir.

Irène Laure YAMEOGO, ©www.noocultures.info

 

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