MASA 2026 : « S’enraciner en Afrique, s’ouvrir au monde »

Dans un entretien accordé à Mory Touré de Radio Afrika, Abou Kamaté pose les ambitions. Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…

www.noocultures.info – Le Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA) prépare une 14e édition plus ambitieuse, ouverte et structurante. À un an de l’événement, son directeur général Abou Kamaté dévoile les grandes lignes d’un MASA pensé comme levier de rayonnement culturel africain.

Le compte à rebours est lancé. Du 11 au 18 avril 2026, Abidjan et la Côte d’Ivoire accueilleront la 14e édition du MASA. L’appel à candidatures est ouvert depuis le 20 avril, avec une clôture prévue le 20 août 2025. Une période volontairement allongée pour permettre aux artistes, compagnies et opérateurs culturels de préparer leurs dossiers dans les meilleures conditions.

Dans un entretien accordé à Mory Touré de Radio Afrika, Abou Kamaté pose les ambitions. Il affirme que cette édition « établira de nouveaux standards » et confirme que le MASA reste l’un des plus grands rendez-vous du spectacle vivant en Afrique. Le directeur insiste sur un double objectif : « renforcer l’ancrage africain et s’ouvrir davantage au monde ».

Une plateforme culturelle à dimension stratégique

Depuis plus de trente ans, le MASA occupe une place unique sur le continent. Marché professionnel pour les artistes africains et afrodescendants, festival international, espace de réseautage et d’expérimentation, il articule une pluralité de fonctions au service du secteur.

En 2024, l’événement a réuni plus de 700 professionnels issus de 59 pays. En 2026, l’objectif est d’en accueillir au moins 70, avec une ouverture affirmée vers l’Amérique latine, notamment le Brésil. « Nous voulons établir des ponts, créer des liens durables avec la deuxième plus grande communauté afrodescendante du monde « , explique Abou Kamaté.

Toutes les disciplines du spectacle vivant y sont représentées : théâtre, musique, danse, humour, conte, marionnette, slam, arts de la rue, cirque. Le MASA se veut une vitrine du meilleur de la création contemporaine africaine.

Abou Kamate, Directeur du MASA ©DR

Une sélection rigoureuse et un accompagnement renforcé

Chaque édition génère plusieurs milliers de candidatures. La sélection est confiée à un comité artistique composé de 22 experts issus de 19 pays, répartis sur quatre continents. Cette diversité garantit un regard croisé et un haut niveau d’exigence. « Certains programmateurs viennent au MASA sans même connaître la programmation, simplement parce qu’ils font confiance à notre processus « , affirme le directeur.

Mais la qualité du processus dépend aussi de la rigueur des artistes. Le MASA invite les candidats à présenter des dossiers complets et professionnels. Captations vidéo de qualité, fiches techniques précises, dossiers de presse soignés sont devenus indispensables. « Une captation mal éclairée ou un dossier flou peuvent pénaliser une œuvre pourtant remarquable », rappelle Abou Kamaté.

Du 16 au 25 juin, une série de formations est d’ailleurs organisée pour aider les artistes à préparer leurs candidatures. Ces sessions abordent des thèmes clés tels que la structuration d’un dossier artistique, les relations aux programmateurs, la présentation scénique ou encore la communication. Des modules personnalisés seront également proposés à ceux qui rencontrent des difficultés spécifiques.

Une dynamique continue au-delà du festival

Le MASA ne se limite pas aux huit jours d’événement. Il agit tout au long de l’année comme un levier de structuration du secteur culturel ivoirien et africain. Plusieurs dispositifs d’accompagnement sont déjà en place. Le MASA Lab propose des espaces de travail et des sessions d’incubation artistique. Le programme PEM N’Zassa Creative, soutenu par l’Union européenne, facilite la mobilité vers la Belgique et propose des formations en entrepreneuriat culturel.

Depuis la fin du MASA 2024, plus de 400 artistes et professionnels ivoiriens ont été formés. L’objectif est de doubler ce chiffre d’ici 2026. Pour Abou Kamaté, il s’agit de renforcer les compétences, mais aussi la compétitivité des créateurs africains sur les scènes régionales et internationales.

Le directeur tient à rappeler que « le MASA n’est pas seulement un événement biennal, c’est une institution culturelle au service de la création, de la diffusion et de l’économie du spectacle vivant ». Et d’ajouter pour conclure : « Je donne rendez-vous à toutes celles et ceux qui croient en une Afrique qui crée, qui innove, qui inspire. Le MASA 2026 sera une fête, mais surtout une source d’opportunités concrètes ».

Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info

A RETENIR

MASA 2026 – 11 au 18 avril à Abidjan

Candidatures ouvertes jusqu’au 20 août 2025 sur : www.masa.ci

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