« Kaïra Band » : fusion de sonorités mandingue pour une effusion de bonheur

Notre musique inclut des éléments instrumentaux ou vocaux traditionnels, des mélodies et des rythmes qui rappellent des genres musicaux plus anciens, ou encore des paroles qui évoquent des thèmes traditionnels.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…

La musique du groupe « Kaïra Band », formé par le duo de griots Drissa Sissoko et Fanta Coulibaly, est fortement ancrée dans la musique traditionnelle mandingue. Drissa Sissoko, un des membres a répondu aux questions de notre rédaction.

www.noocultures.info : Pourquoi Kaïra Band ?

Drissa Sissoko : Kaïra, qui veut dire « Bonheur » en langue mandé (encore appelées langues wangaras, parlées par plus de 30 millions de locuteurs, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal, ndlr) et « Band » pour montrer qu’il s’agit d’un duo que nous formons, ma femme Fanta Coulibaly et moi-même.

Comment s’est constitué le groupe ?

Notre rencontre est partie de la musique mandingue qui nous a d’abord unis sur la scène à travers les cérémonies de réjouissances populaires où nous étions sollicités pour des prestations.

Moi, étant griot et une virtuose du Djéli N’goni, instrumentent traditionnel mandingue communément appelé Kundé dans la communauté moaga, et ma femme Fanta, une griotte et cantatrice des chants traditionnels mandingues.

Qu’est-ce qui ce qui caractérise et singularise Kaïra Band ?

La caractéristique de notre musique repose sur notre façon de faire qui est traditionnelle. Notre musique inclut des éléments instrumentaux ou vocaux traditionnels, des mélodies et des rythmes qui rappellent des genres musicaux plus anciens, ou encore des paroles qui évoquent des thèmes traditionnels. Elle se singularise à travers des fusions avec d’autres rythmes tels que l’afro-mandingue, le blues, etc…

Vous êtes du Burkina Faso et Fanta du Mali. Comment cette diversité s’exprime-t-elle dans votre musique ?

Le Mali et une grande partie du Burkina, notamment l’Ouest, présentent de façon presque similaire les mêmes origines musicales qu’est la musique mandingue. La seule particularité pourrait se situer dans la langue, puisqu’il y a une petite différence entre le bambara parlé dans les deux pays.

Quant à nous, nous mettons en valeurs toutes ces langues de sorte qu’elles puissent être écoutées aussi bien chez nous au Burkina qu’au Mali.

Le 19 octobre prochain, vous êtes programmés pour un showcase dans le cadre des Rencontres Musicales Africaines (REMA). Qu’espérez-vous de cette opportunité ?

Notre objectif est d’arriver, à travers ce festival, à exporter notre musique en mettant en valeur notre savoir-faire. Nous voulons marquer l’attention des spectateurs, saisir des opportunités pour mieux promouvoir notre musique. Nous espérons aussi nouer des contacts qui vont nous permettre dans l’avenir d’ouvrir un centre de formation et d’apprentissage des instruments traditionnels tels que le Djéli N’goni et le Tama.

Propos recueillis par Kossivi Francis AKOVI (Collaboration) ©www.noocultures.info

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