Ami Yerewolo : Flow & Girl power made in Mali

C’est à Bamako la capitale malienne, que la créativité d’Ami se libère. Son parcours artistique commence avec la sortie de son premier single, Dakan en 2009, qui signifie « le destin » en bambara.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime …

www.noocultures.info – La performance de Ami Yerewolo, lors des showacaes des REMA 2024, l’un des rendez-vous incontournable de l’industrie musicale en Afrique de l’Ouest qui se sont tenu au Burkina Faso, à Ouagadougou au Burkina Faso du 17 au 19 octobre 2024, a tenu ses promesses. La rappeuse malienne a distillé, dès les premières notes, un flow décomplexé, incisif et explosif. Chargée à bloc, elle happe son public et le plonge dans son univers musical. 

Ami Yerewolo se distingue par ses textes féministes et un flow très technique. Elle utilise sa voix pour dénoncer les violences faites aux femmes, le sexisme, les mariages arrangés, et les le patriarcat. À travers ses paroles, elle propose un nouveau récit décomplexé, contestataire et résolument engage. Pour elle, le rappeur est investi d’une mission. Il est « le Messager qui transmet des valeurs » nous confie -elle et ajoute « Pas juste en Afrique, mais partout dans le monde, le rap au féminin est minimisé et rare, dénigré voire même détesté. Le rap est par essence révolutionnaire, ce qui m’a séduit dans ce genre, c’est fait pour déranger, interroger, il n’a pas pour vocation de plaire. Je pense que le rap se sacrifiée pour que l’humanité aie mieux, selon moi » 

Le temps alloué à la performance était court mais intense. A rappeler que les showcases réunissent en moyenne á chaque édition une dizaine d’artistes sélectionnés parmi plus de 400 candidatures. « Vue que je suis en autoproduction, les REMA sont un espace privilégié pour moi. Afin de resauter, et pour aussi apprendre sur les mécanismes de gestion de projet musicaux. Le model que prône Alif Naaba est très inspirant, je m’en inspire pour faire grandir mon festival : Le Mali a des rappeuse » exprime Ami, elle manifeste aussi une joie peu contenu d’être avant tout au pays de Thomas Sankara, et aussi d’être entourée de prestigieux noms de la scène professionnels africaines.

C’est à Bamako la capitale malienne, que la créativité d’Ami se libère. Son parcours artistique commence avec la sortie de son premier single, Dakan en 2009, qui signifie « le destin » en bambara. La musique de Ami se nourri de pionniers du rap malien comme Fanga Fing , ainsi que des artistes légendaires comme Salif Keïta mais surtout de la tradition, et de ses souvenirs dans son village natale, « Je m’inspire des chants d’enfants, ceux qu’on performe lors des recréations, en communion»

En 2014, elle signe son premier album autoproduit, intitulé « Naissance » puis en 2016, elle est recomposée par de nombreux prix. : Trophée Femme Battante du Mali, Mali Hip-Hop Award et un Kalata Music Award, ainsi que 2e du Prix Découvertes RFI en 2017.Son engagement et son art prennent une nouvelle dimension avec la sortie de son deuxième album, Mon Combat , en 2018, produit produit par son label Denfari-events « L’enfant qui n’a pas peur des défis. » en Bambara, le label, traduit la volonté de l’artiste d’aller vers une démarche émancipatrice pour elle en tant qu’artiste et femme. En parallèle, Ami Yerewolo s’illustre en créant des espaces de partage et de visibilité pour les artistes féminines maliennes, avec des initiatives comme le festival Le Mali A Des Rappeuses. Cet événement vise à célébrer et promouvoir

Avec, le troisième album « AY », enregistré entre Paris et Bamako et sorti en avril 2021, elle aspire á s’ouvrir sur une audience internationale. À travers son talent et son style unique, elle prouve que le rap malien a toute sa place sur les grandes scènes internationales. Le 8 mars 2024, elle pose son rap sur le titre Nar (Feu) de l’artiste tunisienne Emel Mathlouthi. En unissant leurs talents, Ami et Emel créent un espace où les récits et les luttes des femmes africaines peuvent résonner ensemble. Un pas de plus pour briser les barrières et rapprocher les africains du Nord et l’Ouest.

La scène des REMA était aussi l’occasion de présenter « NDONSO MUSO » un extrait de son nouvel album « MAAYA » qui sortira en 2025, il se veut un hommage aux chasseurs Donso. Cette confrérie millénaire dont les membres sont initiés à des savoirs ancestraux, joue un rôle crucial dans la préservation des traditions et de l’équilibre social. En tant que protecteurs de la communauté, ils sont souvent sollicités pour leurs compétences de chasseurs, de guérisseurs et de médiateurs. En leur rendant hommage, Ami Yerewolo affirme son attachement á ses racines, force motrice de son art.

Leïla ASSAS (Algérie) ©www.noocultures.info

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