Le panel a ainsi montré la nécessité de sensibiliser les décideurs et les acteurs sur l’importance de l’éducation artistique et culturelle, de mobiliser des ressources et des efforts pour la mise en œuvre des stratégies existantes dans ce sens.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans …
Éducation artistique de la petite enfance : stimuler la créativité, développer l’imagination
www.noocultures.info – Les intervenants du Forum Culturel du 21 septembre 2024 ont opiné sur les enjeux et impacts des initiatives en faveur des enfants et adolescents. Revenant sur les défis de cette problématique, ils sont tous unanimes sur son importance pour le développement des enfants.
L’initiation des jeunes aux arts a toujours été en reste dans les pays africains de peur de voir ces derniers entamé une carrière dans ce secteur. Cependant, nos parents ignorent les effets sociaux et mentaux que peuvent avoir ces activités sur le développement cognitif de l’enfant. Ainsi les activités artistiques sont souvent utilisées à des fins d’intégration et de sociabilisation des enfants.
Dans ce sens, Urielle KOUK, initiatrice de l’atelier des P’tits/projet culturel Art_Enfance a partagé son expérience : « L’idée pour nous, c’est d’introduire les enfants dans l’univers des artistes et de la culture. Nous leur donnons des outils pour qu’ils expriment ce qu’ils aiment, ce qu’ils veulent, afin de libérer leur imagination et leur productivité ». L’éducation artistique selon cette médiatrice culturelle congolaise basée à Dakar au Sénégal, permet non seulement de stimuler la créativité, mais aussi d’aider à gérer certains problèmes tels que le stress et le manque de concentration.
Dans la même lancée, Désiré GODONOU, spécialiste de l’édition jeunesse, estime également qu’il est important de nourrir l’enfant d’histoires dès le berceau car la lecture contribue à sa croissance intellectuelle, développe son imagination et renforce sa mémoire.
Des politiques à expérimenter
Pour le cas du Burkina Faso, Abdoul Salam KOUSSOUBÉ, activiste culturel et membre du conseil d’administration de la plateforme culturelle des écoles et universités du Burkina Faso, informe de l’existence d’une stratégie nationale de valorisation des arts et de la culture dans le système éducatif dont l’application tourne au ralenti.
A l’en croire, les actions menées par sa structure à l’endroit des élèves et étudiants concourent aussi à l’atteinte des objectifs de cette stratégie à travers entre autres des plaidoyers pour la mise en œuvre effective de celle-ci. « Nous n’avons pas pour objectif de transformer tous les jeunes en artistes. Nous souhaitons les intéresser à la culture, leur culture et participer à leur développement social qui facilitera aussi leur leadership, la prise de parole en public, etc. » a-t-il affirmé.
Mais les difficultés entravent énormément toutes ces actions en faveur de l’éducation artistique des jeunes. Le manque d’école d’art dans le système éducatif normal et la réticence des directeurs d’établissement à accueillir les programmes d’initiation artistique ; le manque de bibliothèques publiques et scolaires ou de lieux artistiques dédiés sont autant d’éléments évoqués par les panélistes.
Face à ces défis, Désiré GODONOU pense qu’il faut éduquer les parents à donner accès aux arts et en particulier aux arts à leurs enfants et à inclure des activités artistiques de la famille. Et pour les États, il y a la nécessité d’intégrer cette problématique dans les politiques culturelles et les stratégies de développement des arts et culture.
Modérée par la journaliste camerounaise, Jeanne NGO NLEND, le panel a ainsi montré la nécessité de sensibiliser les décideurs et les acteurs sur l’importance de l’éducation artistique et culturelle, de mobiliser des ressources et des efforts pour la mise en œuvre des stratégies existantes dans ce sens.
Yaya TRAORÉ ©www.noocultures.info







