De fait, la thématique de cette 6è édition, « Diversité artistique et découvrabilité au cœur de la création musicale » prend tout son sens.Partager : Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn J’aime ça :J’aime chargement…
Industries musicales : à Ouagadougou, 72 heures de réflexion autour de la « découvrabilité »
La 6è édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA), promue par la Cour du Naaba, s’est ouverte ce 19 octobre 2023, à Canal Olympia Yennenga dans la ville capitale burkinabè. Venus d’horizons divers, des professionnels de l’industrie musicale se pencheront, jusqu’au 21 octobre, sur la découvrabilité de la création musicale.
Même s’il est un concept développé depuis quelques années déjà, c’est bien l’une des premières fois que la « découvrabilité » se retrouve au cœur des préoccupations d’une rencontre d’envergure en Afrique. Et il ne peut en être autrement au regard de la place importante que prend le web dans la vie quotidienne et du parti pris par les Rencontres Musicales Africaines (REMA) de s’intéresser aux aspects économiques de l’industrie musicale sur le continent.
A l’ouverture de la 6è édition de ces rencontres, ce 19 octobre 2023, les différentes allocutions ont mis l’accent sur cette nécessité de faire de l’industrie musicale un levier de développement. « Et cela passe par la prise en compte de tous les aspects de cette industrie afin que les professionnels puissent véritablement en profiter de leur métier », a indiqué l’artiste musicien Alif Naaba, initiateur des Rencontres.
De fait, la thématique de cette 6è édition, « Diversité artistique et découvrabilité au cœur de la création musicale » prend tout son sens. Tour à tour, les intervenants à la cérémonie d’ouverture de cette édition, ont non seulement salué l’engagement renouvelé des organisateurs en faveur de la structuration et de la professionnalisation de l’industrie musicale mais aussi l’opportunité de cette thématique. Ils espèrent, et le ministre en charge de la culture, Jean Emmanuel Ouedraogo en premier, que les réflexions qui seront menées tout au long de cette édition, permettront d’édifier les participants.

Dans ce cadre, trois panels sont prévus les vendredi 20 et samedi 21 octobre et porteront respectivement sur les thèmes « Marché de de la diffusion en ligne et accès aux contenus », « La recommandation : mainstream et diversité » et enfin « L’enjeu de l’accès aux données d’usage (optimisation, classement, production de contenus ». Autour des profesionnels mobilisés pour développer ces thèmes, l’ensemble des participants resteront attentifs aux différentes pistes qui seront évoquées pour approfondir la thématique globale des Rencontres.
« La découvrabilité, c’est un concept apparu au Canada et qui s’impose aujourd’hui quand on parle de la disponibilité et de l’accessibilité des contenus culturels sur internet. Et évidemment, la musique n’y échappe pas. Comment faire pour que nos musiques se démarque au milieu des milliards de contenus ? C’est là toute la problématique autour de laquelle nous avons convié les professionnels », justifie le promoteur, Alif Naaba, à l’état civil, Mohamed Kaboré.
Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info






