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ÉLIKIA : Sarah-Paul ou le souffle de l’espoir

www.noocultures.info – Dans une exposition éphémère au cœur de Dakar, l’artiste congolaise Sarah-Paul investit l’espace public avec douceur et puissance. Une œuvre suspendue entre légèreté poétique et ancrage social.
ÉLIKIA, qui signifie « espoir » en lingala, n’est pas qu’un mot. C’est un geste. Celui d’une artiste plasticienne, Sarah-Paul, originaire du Congo-Brazzaville, qui choisit l’espace public pour suspendre, littéralement, des fragments de sa pensée plastique. Ce 25 juillet 2025, dans les rues du quartier Liberté 6 à Dakar, ses œuvres flottent dans l’air comme du linge étendu entre deux horizons : celui du quotidien, et celui d’un ailleurs possible.
Formée à la mythique École de peinture de Poto-Poto, Sarah-Paul a très tôt apprivoisé la matière picturale. Mais sa trajectoire la mène bien au-delà de la toile : vers le body painting, le maquillage artistique, les effets spéciaux, puis vers la performance. Une esthétique du corps et du passage, du visible et de la dissimulation, qu’on retrouve dans cette exposition éphémère pensée comme une déambulation poétique.
En intégrant Les Ateliers SAHM à Brazzaville, Sarah-Paul affine ses gestes et développe une écriture visuelle intime, qui se nourrit des rencontres et des projets collectifs. Sa démarche ne cherche pas le spectaculaire. Elle parle de résilience, de souffle, de murmures dans le tumulte de la ville.
Un art suspendu entre le quotidien et l’intime
L’exposition s’installe dans la rue, là où les gens vivent, marchent, passent. Les œuvres, suspendues comme du linge, s’offrent à la vue, au vent, à la lumière changeante. Cette installation volontairement précaire et passagère rejoint une tradition populaire : celle des draps qu’on étend pour qu’ils sèchent, mais aussi pour qu’ils racontent. Dans ÉLIKIA, chaque pièce devient un pan de récit, personnel et collectif.

Il ne s’agit pas ici de contempler en silence, mais d’errer avec les œuvres, de les laisser nous frôler, nous interpeller, dans une forme d’art relationnel. L’espace public n’est plus seulement un décor, mais un support actif de la création. Sarah-Paul inscrit ses toiles dans la vie, dans le réel, dans les interstices où la poésie peut encore éclore.
Créer avec peu pour dire beaucoup
À travers cette exposition, l’artiste ne cherche pas à délivrer un message figé. Elle propose un espace symbolique de respiration, « un souffle », dit la curatrice Urielle Kouk. Un espace hors du flux, mais non hors du monde. ÉLIKIA n’est pas une exposition de revendication, mais une offrande délicate, presque fragile, à celles et ceux qui passent, à celles et ceux qui, dans le quotidien, cherchent aussi des raisons de croire encore, de tenir debout.
@noocultures.info L’artiste congolaise résident à Dakar, Sarah-Paul a présenté ce 25 juillet dans les rues de la capitale sénégalaise une nouvelle exposition, ÉLIKIA (espoir en lingala). Suspendues sur une place publique, tel un linge, les oeuvres offrent un voyage d’introspection sur le drame que vit l’humanité, en notre siècle. Mais elles invitent par la même occasion le visiteur à s’engager pour un meilleur demain. #art #expo #papillon #drameenrdc #CapCut #tiktoksenegal🇸🇳
♬ Mama (feat. Chidinma) – Flavour
L’espoir, ici, n’est pas naïf. Il est articulé, mis en forme, visuellement incarné. Il prend la forme d’un papillon qui s’envole « d’une main ouverte », une image simple mais puissante, dans laquelle se reconnaît la philosophie esthétique de Sarah-Paul : celle de créer avec peu, pour dire beaucoup.
Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info








