Patrimoine cinématographique burkinabè : de l’exposition au défi du musée

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www.noocultures.info – Le 11 mai 2026, l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) a ouvert ses archives au public. Cette rétrospective qui s’inscrit dans le Mois du patrimoine burkinabè, pose les jalons d’un futur musée dédié à la mémoire du 7e art africain.

L’exposition rassemble une riche collection de photographies de cinéastes, anciens comme contemporains, ainsi que de nombreux objets liés à la production, à la réalisation et à la projection cinématographiques. Caméras, projecteurs, bobines de films, tables de montage et de synchronisation, appareils photo ou encore équipements techniques d’époque y sont présentés.

À travers ce parcours, le visiteur peut mesurer les transformations qu’a connues le cinéma burkinabè, depuis ses débuts marqués par des équipements lourds et analogiques jusqu’à l’ère actuelle dominée par le numérique et la miniaturisation des outils. Cette rétrospective met en lumière non seulement l’évolution technologique, mais aussi l’ingéniosité et l’adaptation des professionnels du secteur face aux mutations du métier.

Au-delà de l’exposition, ces pièces s’inscrivent dans un travail de conservation assuré par la Cinémathèque africaine de Ouagadougou, créée en 1989 à l’initiative de cinéastes africains et de la diaspora. Sa mission est de sauvegarder et de promouvoir les archives filmiques et non filmiques du continent. Elle conserve aujourd’hui près de 10 000 copies de films, plus de 5 000 affiches et environ 15 000 supports audiovisuels, notamment des cassettes DV Cam et BetaCam et autres, incluant en grande partie des œuvres sélectionnées au FESPACO ainsi que d’autres productions africaines. La collecte de ces archives se poursuit de manière continue, en fonction des besoins de préservation.

Par ailleurs, le ministre en charge de la culture a annoncé, à cette occasion, un projet de création d’un musée dédié au cinéma africain. Cette future infrastructure vise à renforcer la conservation et la valorisation des équipements, des œuvres et de la mémoire des professionnels du secteur.

À travers cette exposition, l’ABCA réaffirme ainsi son rôle dans la préservation du patrimoine cinématographique et invite les populations à s’approprier cette histoire, essentielle à la compréhension et à la valorisation du cinéma burkinabè et africain.

Harouna NEYA (Stage) ©www.noocultures.info

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