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Salon National du Livre au Bénin : la mémoire et l’avenir des afrodescendants au centre des débats

www.noocultures.info / Bénin – L’Agence de développement des arts et de la culture (Adac) a organisé la cinquième édition du Salon national du livre (SNL) du Bénin. Du 19 au 22 novembre 2025, au Palais des Congrès de Cotonou, écrivains, lecteurs et autres acteurs du livre ont partagé leurs réflexions sur la place du livre dans l’histoire et dans l’avenir commun des afrodescendants.
« Littérature & diaspora : tisser des liens mémoriels et réinventer un avenir partagé » est le thème officiel du Salon national du livre. Il a été décliné en une série de trois tables rondes. La première portait sur la littérature comme archive vivante. La seconde, intitulée « Écrire pour relier : diaspora, identité et universalité », a réuni quatre auteurs, dont Mohamed Mbougar Sarr, Prix Goncourt 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes. La troisième journée a été consacrée au thème « Diaspora et littérature afroglobale ».
En dehors de Cotonou, d’autres activités ont également été organisées dans le cadre du Salon, les 12, 13 et 14 novembre. À Ouidah, une projection de film a rendu hommage à l’auteure Maryse Condé au Centre culturel de rencontres internationales (CCRI) John Smith. À Parakou, une soirée de lecture a célébré Léon-Gontran Damas, Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor, trois figures majeures du mouvement de la Négritude. À la bibliothèque du Conseil des activités éducatives du Bénin (CAEB), une rencontre littéraire a mis en avant le finaliste du Grand Prix Littéraire 2023-2024, auteur du livre L’Enfant messager.
Selon l’Adac, ces choix répondent à un objectif précis : explorer la manière dont les écrivains et intellectuels de la diaspora utilisent la langue, l’histoire et la culture pour répondre aux défis de l’exil, de l’appartenance et de la transmission générationnelle. Durant quatre jours, écrivains, éditeurs, libraires, lecteurs et autres acteurs littéraires ont réfléchi à la fonction mémorielle de ces récits. Ils ont évoqué des œuvres qui ravivent les souvenirs de la déportation, dénoncent les injustices historiques, célèbrent les résistances et mettent en valeur les renaissances culturelles issues de ces tragédies.
Lors de la cérémonie d’ouverture officielle, Florent Couao-Zotti, Délégué général du Salon, est revenu sur le choix du thème. Selon l’auteur des Fantômes du Brésil, il existe une continuité historique entre les littératures africaines et celles de la diaspora afrodescendante. Il évoque notamment les luttes et aspirations communes portées par le mouvement de la Négritude et par d’autres productions littéraires.
Volonté politique
En 2024, le gouvernement béninois avait déjà posé un cadre légal pour renforcer ce rapprochement. La loi n°2024-31 du 2 septembre 2024 reconnaît la nationalité béninoise aux afrodescendants. Cette décision vise à réaffirmer une identité partagée et à consolider les solidarités diasporiques.
Le Salon national du livre est une plateforme d’expression pour les acteurs du livre : écrivains, éditeurs, libraires et lecteurs. À sa cinquième édition, il s’impose comme un rendez-vous incontournable, organisé chaque année à l’initiative du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts du Bénin. En synergie avec le Grand Prix Littéraire du Bénin, le Salon poursuit plusieurs objectifs : dynamiser l’industrie du livre, soutenir les auteurs nationaux et renforcer leur visibilité à l’international.
Léandre HOUAN (Stage) ©www.noocultures.info








